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STOP AU VOL DE PHOTOS ET DE TEXTES

OBJECTIF RESPECT ET COURTOISIE SUR LE NET

      
Le but de ce blog est de faire prendre conscience au plus grand nombre de ce qu'est le piratage et de ses conséquences, et de permettre aux piratés de mieux se défendre. Notre ton est courtois et patient mais ferme et déterminé. Commentaires, questions et expériences sont les bienvenus. 

Mettez un lien Adhérent piratagir sur votre site, ça fera réfléchir les voleurs et les informera s'ils ne savent pas.  

Aucune photo ni texte n'est libre de droit (mentions légales).
Blog du réseau d'auteurs photographes Focalis
 


PHOTO ? FOCALIS !


 
Le blog Piratagir a déjà aidé de nombreux auteurs photographes à faire valoir leurs droits, à obtenir gain de cause contre des publications sauvages de leurs photos, ou encore à se faire rémunérer en cas de vol caractérisé. Vous avez probablement vu fleurir ici ou là la mention « adhérent piratagir ».

L'indiquer est une œuvre de pédagogie car il est vrai que tout le monde n'a pas compris les lois sur le droit d'auteur, et c'est aussi faire œuvre de dissuasion car un voleur intentionnel préférera passer son chemin. Quand tous les sites afficheront la mention, il ne fera plus bon voler des photos ou des textes sur le web !

Eh bien ce moment est peut être arrivé car le blog est repris par le réseau Focalis, réseau d'auteurs photographes qui vient de voir le jour, sous forme d'une association loi de 1901. Le réseau a pour vocation de faire connaître la démarche d'auteur, appelée auteurité, d'en faire découvrir les valeurs essentiellement humanistes, et d'améliorer la visibilité de ses membres, surtout via des expositions et l'édition.

Le réseau d'auteurs Focalis ouvrira prochainement un site (d'ici l'été) mais en attendant, vous avez un aperçu intéressant de 22 auteurs sur cette page :

> Réseau Focalis, la diversité en action !

Comme vous le voyez, chacun est différent ; pourtant une notion commune se dégage : c'est cela un auteur, sa capacité à faire voir quelque chose au-delà de l'image. Il me semble que lorsqu'on regarde cette page, on le comprend, et on comprend également qu'emprunter ou pire, voler une photo, c'est prendre un peu de l'âme d'un auteur. Le faire sans demander, ce n'est vraiment pas éthique !

Le réseau Focalis développera l'action « adhérent piratagir » mais absolument pas dans un but de répression : dans un but d'éducation. L'idée est de transformer l'appétit envers une photo, la convoitise devrais-je dire, en curiosité pour la démarche de l'auteur. Vous ne trouvez pas que c'est autrement plus intéressant ?

Merci de vos commentaires

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Droit à la paternité d'une œuvre : Qu'est-ce que le crédit ? Est-ce important ?


 
Le crédit, c'est-à-dire le fait d'attribuer l'œuvre à son auteur, est un droit fondamental de tout auteur. Il fait partie du droit à la paternité de l'œuvre ou droit de paternité qui est l'un des quatre attributs du droit moral (nous y reviendrons dans des articles ultérieurs).

En clair, si on ne veut pas contrevenir gravement à la loi, il est indispensable d'indiquer le nom de l'auteur de la photo ou du texte sur ou à proximité immédiate de l'œuvre, et ce sur chaque reproduction.

N'est pas considéré comme à proximité immédiate une page récapitulative dans un blog ; cette disposition est tolérée à l'écrit ou les crédits photos de certains magazines et certains livres sont regroupés à la fin. Il ne s'agit que d'une tolérance figurant dans un code des usages.

Le droit de paternité comporte également le droit d'avoir un pseudo. Toute personne qui révélerait sans accord de l'auteur le vrai nom derrière le pseudo s'expose à des graves ennuis. Ajoutons la possibilité de rester anonyme (aucun crédit dans ce cas) et celle de ne pas se voir attribuer des œuvres dont on n'est pas l'auteur.

On notera que le droit de paternité comporte également le droit du respect de la qualité, qui est la possibilité pour l'auteur de demander à ce qu'associés à son nom figurent ses titres, grades et distinctions. On voit mal ce que cela pourrait recouvrir en photo mais à l'écrit, le cas se présente souvent ; par exemple au sujet des écrits de ma femme, docteur en chirurgie dentaire, lauréate de la faculté.

On voit à travers ce dernier exemple que l'auteur doit être contacté, car selon le texte et le contexte il peut souhaiter que ses titres soient repris en tout ou partie ou au contraire tus. Ainsi, sur un site ésotérique, l'auteur préférera que ses titres ne soient pas repris ; sur un site d'information générale, qu'il soit indiqué « docteur en chirurgie dentaire » ; et sur un site professionnel, que soit en outre ajouté « lauréate de la faculté de médecine ».

Il est un cas délicat en photo qui est celui des CD et d'une manière générale des bases de données : le nom de l'auteur doit bel et bien figurer sur chaque photo, quels que soient les problèmes techniques que cela pose.

L'auteur peut renoncer à son droit de paternité, avec ou sans rémunération associée. Ce renoncement doit être exprès et délimité (où, quand, comment). Par exemple les auteurs qui vendent leurs photos via la galerie Arana acceptent que leur nom ne soit pas crédité sur internet moyennant un supplément de 50 euros. On aurait tort de s'appuyer sur cet exemple pour en faire un cas général car il s'agit au contraire d'une rarissime exception, susceptible d'être remise en cause à tout moment.

Le renoncement au crédit n'est possible que dans un contexte où il n'y a pas de pression. Ainsi les conventions concernant une œuvre à auteurs multiples dont certains renoncent à leur droit de paternité sont nulles et non avenues.

Le cas des « nègres » est délicat, en principe illégal, toléré par jurisprudence depuis l'arrêt Maquet en 1958. L'affaire concernait le nègre d'Alexandre Dumas ; le contrat a été jugé licite mais il a été jugé que le nègre pouvait faire savoir qu'il était l'auteur. Ainsi, un nègre peut révéler qu'il est l'auteur d'une œuvre même si son contrat le lui interdit.

On notera que le droit de paternité vaut pour tout auteur, indépendamment du fait qu'il soit connu ou non, et indépendamment de l'ampleur de sa contribution. Ainsi, la moindre citation, aussi courte soit-elle, doit être créditée, fut-elle d'un parfait inconnu.

Le non-respect du droit à la paternité de l'œuvre est toujours jugé sévèrement. On peut le vérifier en lisant l'article en lien (ci-dessous). Des photographes avaient vendu pour une durée déterminée des photos, et avaient autorisé la diffusion gratuite d'autres photos. L'utilisateur des photos avait dépassé ces dates et n'avait pas indiqué le crédit. Le tribunal a considéré que l'absence de signature était une contrefaçon, de même que le non-respect des durées. Le condamné est un Comité départemental du Tourisme.

Certes, vous n'êtes pas un Comité départemental du Tourisme ; pour des faits moins graves, vous ne serez peut-être pas condamné à 110 000 euros pour contrefaçon, mais ce jugement doit vous faire réfléchir : les juges prononcent des condamnations de plus en plus lourdes à propos de contrefaçon et interprètent les textes en faveur des auteurs lésés. Vous ne voudriez pas risquer quelques dizaines de milliers d'euros pour des peccadilles ? Alors respectez la loi !

Note : le droit de paternité, comme d'autres droits, est principalement européen. Il n'existe pas sous le système du copyright (USA), dans lequel l'ayant-droit dispose de tous les droits sauf ceux définis par contrat, et n'existe que de manière partielle dans d'autres pays comme le Japon.

> Absence de signature et contrefaçon

Le texte de loi :
Art. L. 121-1. L'auteur jouit du droit au respect de son nom, de sa qualité et de son oeuvre.
   Ce droit est attaché à sa personne.
   Il est perpétuel, inaliénable et imprescriptible.
   Il est transmissible à cause de mort aux héritiers de l'auteur.
   L'exercice peut être conféré à un tiers en vertu de dispositions testamentaires.

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Liste de diffusion : vol ou copie privée ?


À l'approche de Noël et surtout du nouvel an, il est tentant d'utiliser internet pour envoyer ses vœux à peu de frais. Nombreux sont ceux d'entre vous qui feront une carte de vœux virtuelle, avec une photo et peut-être un poème ou un court texte.

Il est probable qu'il ne vous vienne même pas à l'idée de demander avant d'emprunter ainsi l'œuvre d'un autre. Est-ce grave ?

Tant que la diffusion reste limitée à un groupe d'amis, vous pouvez faire ce que vous voulez : vous restez dans le cadre de la copie privée. Certes, dans un tel cadre, vous êtes censé avoir acheté le produit. Dans le cas d'une photo, il faudrait donc en principe que vous soyez détenteur d'au moins un 10x15 papier ou d'un fichier payé.

Bien entendu, rares seront ceux d'entre vous qui iront jusque là, et vous pouvez dormir sur vos deux oreilles : personne ne vous en blâmera. Les photographes ont autre chose à faire. Dormir sur vos deux oreilles ? Peut-être que votre conscience vous souffle-t-elle qu'il serait intéressant de verser votre écot au photographe ou à l'auteur du texte, ou au moins lui envoyer vos vœux.

Si vous l'avez prévenu de votre emprunt et qu'il vous a donné son accord, il en sera ravi. Voyez-vous, j'ai à plusieurs reprises donné mon accord pour de telles diffusions, en précisant que ça devait rester dans le cadre privé. J'ai toujours demandé à recevoir moi-même la carte virtuelle. Je n'en ai jamais reçu. Est-ce que la courtoisie se perd ?

Venons-en maintenant à d'autres types de listes de diffusions, celles détenues par des entreprises. Graphiste qui envoie ses vœux à des clients et d'une manière générale toute profession libérale, hôpital à ses personnels et d'une manière générale toute administration, entreprise à ses salariés ou/et ses clients : dans tous les cas il s'agit d'une diffusion commerciale.

Le prix à payer est le même que pour une carte postale papier, soit entre 40 et 60 euros selon le nombre de diffusés et selon le vendeur. Avouez que cela reste peu pour être en règle, non ?

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Voler une photo ou un texte comporte des risques cachés !


Commettre des délits sans le savoir, c'est possible quand on vole ! Clic/agrandir

Un photographe ou un auteur de l'écrit est responsable de sa production. S'il est publié, par exemple, il doit garantir l'éditeur de « tous troubles et évictions », selon les termes juridiques. Autrement dit, il assure :
• qu'il est le propriétaire (l'auteur)
• qu'il dispose de toutes les autorisations nécessaires (personne, bâtiment ou autre création)
• qu'il ne plagie personne
• qu'il respecte les lois notamment sur la pédophilie, l'incitation à la haine raciale, etc.
• que l'œuvre est loyale, c'est-à-dire qu'elle n'est pas trafiquée s'il s'agit d'une photo, que les informations sont vraies s'il s'agit d'un texte
• qu'il dispose des droits patrimoniaux (droits de reproduction notamment).

On le comprend au vu de cette liste, seul son auteur peut assurer qu'un texte ou une photo peut être diffusé. Lui seul sait s'il y a des restrictions. Or ce n'est pas parce qu'une photo ou un texte est diffusé sur le site d'un auteur qu'elle peut pour autant être diffusée partout !

Tout voleur prend donc un risque énorme, car il peut contribuer par son vol à la diffusion d'une œuvre qui ne le peut pas. Les personnes lésées se retourneraient dans un premier temps contre l'auteur, qui lui-même se retournerait contre le voleur. Le risque d'être lourdement condamné n'est pas hypothétique.

Certains vont penser « je suis anonyme, on ne me retrouvera pas, au pire je ferme mon blog ». Mais, outre qu'il est assez facile de retrouver un blogueur anonyme, le vol est une infraction pénale. En cas de dépôt de plainte, surtout dans le cadre d'un procès intenté au créateur, le voleur serait recherché par la police, avec toutes les conséquences que ça signifie pour lui.

Délire, diront certains ?

Outre que des cas récents devraient inciter les voleurs à la prudence (et surtout à l'arrêt du vol), prenons deux exemples.

• Une photo de charme placée sur le blog d'un photographe y est autorisée à titre de book virtuel. Le modèle ne souhaite pas de diffusion. Vous volez la photo. Elle se retrouve un peu plus tard sur un site pornographique : en cas de plainte, vous êtes mal barré !

• Une photo de bâtiment ou de la Tour Eifel est autorisée de publication sur un site dans un cadre précis (qui peut ne pas être évident à première vue). Vous reprenez cette photo, qu'un opérateur utilise pour son catalogue : la plaisanterie va vous coûter très cher.

On le voit, en volant une photo on prend un risque certain car si une photo est exposée sur un site, c'est probablement dans un certain contexte, et rien ne dit qu'elle peut être utilisée autrement.

Qu'en est-il des textes ? Outre des restrictions similaires, deux exemples également.

• Un auteur parodie une œuvre. Il prend les précautions d'usage, que bien entendu vous ne connaissez pas. Vous reprenez le texte, sans faire attention au contexte : ce qui était parodie chez l'auteur devient plagiat chez vous !

• Dans un article, un auteur critique un laboratoire pharmaceutique. Conscient des risques de diffamation, il prend les précautions d'usage. Vous-même scandalisé par les informations, vous reprenez le texte. Vous le placez dans un autre contexte : titre du blog différent, articles environnants différents (éventuellement engagés), etc. : vous risquez fort de vous rendre coupable de diffamation sans vous en apercevoir.

Au passage, si vous n'avez pas une vision claire et juridique de la diffamation, je vous conseille d'être extrêmement prudent !

On le voit, voler une photo ou un texte comporte des risques cachés !

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Piratagir, un blog contributif


 
Même si je suis l'auteur du blog, je tiens à l'ouvrir à d'autres apports.

Vous pouvez proposer des articles ou, si vous avez du mal à écrire, des brouillons que je réécrirai (une de mes activités est le rewriting).

Vous pouvez aussi avoir écrit spontanément un commentaire un peu long ou détaillé et là deux cas de figure :

• vous vous rendez compte que ça peut faire une brève ou un article, vous le signalez directement ou, si vous avez déjà posté, dans un autre post. Pensez à donner votre nom (obligatoire, on ne peut pas publier un article anonyme). Si vous considérez que c'est à moi de réécrire votre post (probable), votre nom n'est pas obligatoire. Pensez toutefois à mettre un lien vers votre site pour que je puisse le faire dans l'article.

• vous n'avez pas conscience de l'intérêt de faire une brève, je me permettrai de le faire avec les moyens du bord, dommage si vous n'avez pas mis un lien vers votre site.

Si vous avez écrit un article sur votre site ou blog, signalez-le : après lecture, je ferai une courte présentation, assortie ou non d'informations complémentaires, et un lien vers lui.

Quand vous faites un lien avec piratagir, ou si vous indiquez « adhérent piratagir », pensez à le signaler car je ferai prochainement une page listant les sites adhérents.

Le but que nous poursuivons collectivement, si vous faites un lien vers piratagir, n'est pas de ramener tout le monde vers ici, puisqu'au contraire il y aura des liens sortants. Le but est de faire savoir au plus de personnes possible que certains auteurs ne se laisseront pas faire. Les voleurs acharnés préféreront aller voir ailleurs ! Et plus nous serons nombreux, plus l'information circulera, plus il y aura par conséquent de gens courtois.

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Vol de photo : faut-il aller en justice ?


Clic/agrandir. La Justice est là pour dire le droit… pas toujours évident en pratique.

Face à un vol, la réaction première de la plupart des auteurs est d'envisager une action judiciaire et d'aussitôt capituler devant sa perspective. Certains, plus motivés ou ayant subi un préjudice important, passent à l'acte et s'enlisent dans des procédures. Au mieux, cela se termine par une négociation.

Les procédures judiciaires sont lourdes et longues. Il faut avoir vécu un procès pour savoir l'énergie que ça prend, le stress et l'énervement. Et il faut avoir été face à un avocat retors pour comprendre que le procès le mieux engagé peut être perdu et que la mauvaise foi est loin d'être facile à contrer. Surtout, bien entendu, quand c'est le pot de fer contre le pot de terre.

Aussi faut-il réfléchir avant toute action en justice (et pas seulement pour un vol de photo ou de texte). Quel est le rapport de forces ? Quels sont les éventuels points faibles ? Quelle est la valeur des pièces que vous comptez produire ? Dans un procès, l'essentiel est de contrer les pièces adverses et de s'en servir pour retourner la situation. Il est donc certain que votre adversaire va étudier vos pièces en détail et peut-être voir quelque chose qui vous échappe.

C'est pour cette raison qu'un constat d'huissier n'est pas souvent une pièce décisive : comme c'est une pièce essentielle, l'adversaire se concentre dessus. Il est fort probable qu'il trouve une ou plusieurs failles. Si votre pièce maîtresse est anéantie, voire se retourne contre vous, vous êtes mal parti. Des pièces mineures en nombre suffisant font courir moins de risques.

On l'a compris, un procès peut toujours être perdu, et dans ce cas ça peut vous coûter cher. Et même s'il est gagné, aurez-vous eu satisfaction ? Vu l'argent et l'énergie engagés sur une durée conséquente, c'est peu probable.

On le voit, penser procès est une fort mauvaise idée. Outre être dangereux, ça dissuade le plus souvent de faire quelque chose. Alors qu'il est si simple de facturer ! Si Justice il y a, les procédures sont simples et gratuites et votre débiteur est a priori en mauvaise posture.

S'il conteste la facture, c'est à lui de vous attaquer et, pour toutes les raisons évoquées plus haut, il est peu probable qu'il le fasse. Surtout pour une somme modeste, de l'ordre de 250 euros. Il cherchera donc à négocier, ce que vous accepterez ou pas. Quoi qu'il en soit, vous en serez alors arrivé au même point que lors d'un procès : la négociation. Belle différence, vous n'aurez engagé ni temps, ni énergie, ni argent.

> Lire et relire Contrefaçon, comment agir ?

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Vol de photo : la discrétion, c'est fini !


Beaucoup de photographes ne comprennent pas pourquoi outre leur voler une photo, le pirate ne fait pas un lien vers le site-source. Et quand le site est indiqué, le lien n'est pas actif. La raison est simple : un lien permet, via les statistiques, de savoir qui parle de vous. On comprend donc que le voleur n'ait pas envie que dès le lendemain vous sachiez. Au passage, cela montre que celui qui « emprunte » une photo sans mettre de lien vers vous sait parfaitement ce qu'il fait !

C'est un peu pareil pour la mention du nom de l'auteur-source (obligatoire qu'il s'agisse de vol ou d'achat) car il suffit de rechercher dans Google. Tout le monde ne le fait pas, je le fais de temps à autre pour voir comment je suis référencé et qui parle de moi. Je vous conseille de le faire, j'ai ainsi découvert de curieuses choses (vol, détournement, diffamation, plagiat).

Je vous conseille également, de temps à autre, de faire dans votre moteur de recherche un copier-coller de certains phrases de vos textes ou des légendes de vos photos. On trouve pas mal d'indélicats de cette manière. Un jour, une internaute naïve m'a répondu par mail : « Comment vous m'avez trouvée, je n'ai mis ni votre nom ni de lien vers votre site ? » CQFD.

Mais depuis quelque temps, pour la photo, il y a bien mieux : le moteur de recherche TinEye. C'est un moteur comparatif qui permet de retrouver non seulement toutes vos photos, mais même vos photos détournées : recadrées pour enlever le copyright, inversées pour qu'on ne les reconnaisse pas, intégrées à d'autres. Le moteur est en pleine montée en charge : il avale peu à peu l'intégralité du net. Mais déjà, il est extrêmement puissant.

Formidable, non ? Enfin, peut-être pas pour les voleurs : mesdames et messieurs, vous n'avez plus que quelques mois pour dormir sur vos deux oreilles ! La vie de pirate va devenir cauchemardesque…

Lire l'article complet de Cédric Girard :

> [Sur le web] TinEye, ou comment retrouver ses photos volées !

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Que veut dire « adhérent piratagir » ?


 Vous avez peut-être déjà vu cette mention sur certains sites qui nous mettent en lien. Le site porteur de la mention indique de cette manière qu'il ne laisse pas bafouer ses droits sur internet. Tout vol qu'il subit peut faire l'objet d'un article sur piratagir, et surtout l'action qu'il mène est coordonnée. Elle est efficace. Pour la connaître, il suffit de se référer aux différents articles du présent blog.

Indiquer « adhérent piratagir » c'est envoyer un signal fort, c'est affirmer que l'impunité ne restera pas la règle. C'est également inciter ses visiteurs à venir s'informer ici, car certains ne comprennent pas le tort qu'ils peuvent faire. Ainsi informés, nul doute qu'ils feront passer le message, directement ou via des forums.

Notre but à tous n'est pas de poursuivre les voleurs mais, par une œuvre de pédagogie coordonnée à une action efficace, de les dissuader de pirater dans un premier temps, de les convaincre de l'absurdité de ce comportement dans un second, les menant par la suite à être à leur tour pédagogues.

Indiquer « adhérent piratagir » c'est également signaler que vous n'êtes pas un procédurier, et que vous n'allez vous perdre dans les méandres de l'action judiciaire, car vous avez compris qu'il y a mieux et imparable : facturer. À travers cette mention, vous indiquez également que vous n'êtes pas un sauvage et que, chaque fois que possible, vous préférez la courtoisie réciproque, via une négociation, mais qui dans tous les cas intervient après facturation.

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Qu'est-ce que le piratage de photo ou de texte ?


Pirater, c'est une prédation. Clic/agrandir

Pour comprendre le problème, il faut clairement distinguer la musique/vidéo et le reste.

Pour la musique, tout le monde sait ce qu'est le piratage : copier sur son ordinateur un morceau qu'on n'a pas acheté. La question ne se pose pas pour une photo ou un texte : chacun est libre de copier sur son ordinateur ce qu'il trouve sur internet.

Pour la musique, on met souvent en avant le droit à la copie privée : si j'ai acheté un morceau, je veux pouvoir le recopier sur mes différents supports, voire le passer à un certain nombre d'amis. On peut faire la même chose pour une photo ou un texte. Différence de taille : il n'y a pas besoin de l'avoir acheté ! Si par exemple vous recopiez une de mes photos, vous pouvez l'envoyer par mail à tous vos amis. Vous pouvez l'imprimer et, pourquoi pas, l'offrir à votre compagne ou compagnon pour la Saint Valentin (ou autre bien sûr) !

Vous voyez : on peut faire pas mal de choses avec une photo ou un texte, et ce gratuitement. C'est beau, le net !

Oui, mais ça se gâte ensuite. Pour la musique, il ne viendrait à l'idée de personne, pas même désinformé, de mettre un morceau de musique sur son blog. Chacun a conscience intuitivement que les droits de diffusion ne lui appartiennent pas. Pourquoi le faire pour une photo ou un texte alors ? Comme pour la musique, les droits de diffusion ne vous appartiennent pas.

Il faut bien comprendre qu'un site ou un blog est une diffusion. Internet est régi par les mêmes lois que la presse. Tout blog ou tout site est une publication. Vu l'audience de la plupart des blogs, il est donc aussi grave de publier sans autorisation une photo ou un texte sur son blog que dans un journal à grand tirage.

Désormais, chacun doit le savoir : pour reproduire sur son site ou son blog une photo ou un texte, quelles qu'en soient leurs tailles, il faut :

• avoir l'autorisation. On l'obtient parfois à titre gratuit, et quand c'est payant ce n'est pas bien cher.

• mettre le nom de l'auteur (obligation légale) et, c'est le minimum de courtoisie, un lien direct vers son site ou blog, ou au moins vers l'endroit d'où vient la photo.

Publier une photo ou un texte (aussi court soit-il) sans satisfaire à ces points est du piratage, ce qui sur un plan légal s'appelle de la contrefaçon. Les risques sont loin d'etre négligeables si quelqu'un porte plainte et, même sans cela, vous risquez devoir payer une facture salée. Ainsi, pour ma part, et c'est ce que je vais développer dans ce blog afin d'inviter tous ceux qui se font voler à faire de même, je facture un supplément de 250 euros pour tout « emprunt » non autorisé, alors que la facturation proprement dite n'est en général que de quelques euros (5 euros pour une petite photo).

Désormais, il faut clairement choisir : soit vous êtes dans le clan des voleurs, soit vous êtes dans le clan des gens courtois, et vous participez ainsi à un internet riche et agréable !

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Tolérance zéro, pourquoi ?


Terminé l'impunité ! Clic/agrandir

Si vous avez déjà lu quelques-uns de mes articles, sur ce blog ou ailleurs, vous me trouvez sans doute courtois et mesuré. Dés lors, pourquoi est-ce que je prône une tolérance zéro ? Parce que le piratage est un fléau en pleine expansion qui conduit entre autres à l'appauvrissement du net. Il est souvent le fait de gens assez bien informés qui, même lorsqu'ils ne connaissent pas les textes de lois, savent parfaitement ce qu'ils font.

Simplement, ils se défendent en se disant « Oh, c'est pas bien grave. Je ne prends pas grand-chose, et mon blog n'a pas un million de visiteurs jours. Je ne fais vraiment pas de tort ». Eh bien si, vous faites du tort, j'espère que la lecture des articles qui seront publiés régulièrement ici vous en convaincra.

Mais surtout, de plus en plus de pirates le font en toute connaissance de cause. Ils se servent en estimant qu'ils ne risquent pas grand-chose. D'autres s'autoconvainquent qu'ils rendent service à la collectivité, même ! J'ai parfois des mails hallucinants de gougnafiers qui non contents de m'avoir volé textes et photos me font la leçon !

Les arguments sont habituellement du type :
• je ne vous fais pas de tort
• je rends service
• je vous aide à vous faire connaître
• il y a une contradiction entre votre message et le fait que vous vouliez m'empêcher de publier vos photos et textes
• je ne vais pas envoyer un mail à chaque fois que j'ai besoin d'une photo !
• vous devez être sacrément dérangé pour une faire une telle histoire pour si peu
• vous n'êtes qu'un con
• de toute façon, je vous aurai !
• je vais publier sur mon blog ce que je pense de vous, vous le regretterez !

Il est clair aujourd'hui que de plus en plus de personnes sont de mauvaise foi. La preuve, même des professionnels comme les magazines viennent se servir gratos sur internet. Or ils sont particulièrement bien placés pour connaître le droit d'auteur. Simplement, ils estiment que les risques sont faibles, d'autant plus que jusqu'à présent peu de volés protestaient.

Ainsi, le sentiment d'impunité prévaut, et il est temps d'y mettre fin. Outre des actions à mener, je peux déjà vous proposer une manière d'agir si vous êtes volé (lien ci-dessous). Si vous êtes pirate, lisez et vous comprendrez ce que vous risquez. Vous comprendrez également que contrairement à ce que vous pensez peut-être, vous ne pourrez pas échapper à une sanction ! Si un auteur vous facture, vous serez obligé de payer un jour ou l'autre, et plus vous résisterez plus ça vous coûtera cher ! Ça vous amènera peut-être à réfléchir, si ce n'est pas la logique qui vous fait réfléchir. Enfin, la lecture de l'article vous convaincra que la tolérance zéro, c'est dans le déclenchement de la procédure. À tout moment, avec une personne de bonne foi, il est possible de négocier.

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> Contrefaçon, comment agir ?

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Contrefaçon, comment agir ?


Arrêtons de croire que le net est virtuel, on peut tout à fait agir. Clic/agrandir

Tout d'abord, il faut savoir que si on fait les choses de manière logique, le voleur ne pourra pas ne pas payer. Trop souvent, on croit le contraire. La solution n'est pas de saisir la justice mais de facturer.

Ensuite, il faut comprendre que c'est vous qui êtes dans votre bon droit, pas le voleur. Il faut donc rétablir le rapport de force logique. Il ne faut surtout pas commencer par écrire un mail pour demander gentiment (quoi que vous demandiez), il faut dès le départ facturer. Si négociation il y a, elle viendra après.

Enfin, il faut être prêt à faire face à de nombreuses personnes de mauvaise foi, qui auront la mauvaise foi gentillette, agressive ou pénible. C'est pourquoi il ne faut pas entrer dans une relation avec votre voleur et encore moins argumenter, d'où l'intérêt d'une procédure.

Il faut arrêter de croire qu'on ne peut rien : une facture doit être payée sauf à démontrer qu'elle est injustifiée, ce qui est difficile. En justice, un pdf, une copie d'écran ou un mail sont parfaitement utilisables. Autrement dit, gardez tout. Si dans le mail ou les commentaires sur son blog un voleur vous balade, vous menace ou devient agressif, il se met dans son tort. Restez courtois, faites le parler et… enregistrez tout.

Il ne vous reste plus qu'à lire et relire cet article :
> Vol de photo (ou de texte) : comment réagir

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