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STOP AU VOL DE PHOTOS ET DE TEXTES

Piratagir, un blog contributif


 
Même si je suis l'auteur du blog, je tiens à l'ouvrir à d'autres apports.

Vous pouvez proposer des articles ou, si vous avez du mal à écrire, des brouillons que je réécrirai (une de mes activités est le rewriting).

Vous pouvez aussi avoir écrit spontanément un commentaire un peu long ou détaillé et là deux cas de figure :

• vous vous rendez compte que ça peut faire une brève ou un article, vous le signalez directement ou, si vous avez déjà posté, dans un autre post. Pensez à donner votre nom (obligatoire, on ne peut pas publier un article anonyme). Si vous considérez que c'est à moi de réécrire votre post (probable), votre nom n'est pas obligatoire. Pensez toutefois à mettre un lien vers votre site pour que je puisse le faire dans l'article.

• vous n'avez pas conscience de l'intérêt de faire une brève, je me permettrai de le faire avec les moyens du bord, dommage si vous n'avez pas mis un lien vers votre site.

Si vous avez écrit un article sur votre site ou blog, signalez-le : après lecture, je ferai une courte présentation, assortie ou non d'informations complémentaires, et un lien vers lui.

Quand vous faites un lien avec piratagir, ou si vous indiquez « adhérent piratagir », pensez à le signaler car je ferai prochainement une page listant les sites adhérents.

Le but que nous poursuivons collectivement, si vous faites un lien vers piratagir, n'est pas de ramener tout le monde vers ici, puisqu'au contraire il y aura des liens sortants. Le but est de faire savoir au plus de personnes possible que certains auteurs ne se laisseront pas faire. Les voleurs acharnés préféreront aller voir ailleurs ! Et plus nous serons nombreux, plus l'information circulera, plus il y aura par conséquent de gens courtois.

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Vol de photo : faut-il aller en justice ?


Clic/agrandir. La Justice est là pour dire le droit… pas toujours évident en pratique.

Face à un vol, la réaction première de la plupart des auteurs est d'envisager une action judiciaire et d'aussitôt capituler devant sa perspective. Certains, plus motivés ou ayant subi un préjudice important, passent à l'acte et s'enlisent dans des procédures. Au mieux, cela se termine par une négociation.

Les procédures judiciaires sont lourdes et longues. Il faut avoir vécu un procès pour savoir l'énergie que ça prend, le stress et l'énervement. Et il faut avoir été face à un avocat retors pour comprendre que le procès le mieux engagé peut être perdu et que la mauvaise foi est loin d'être facile à contrer. Surtout, bien entendu, quand c'est le pot de fer contre le pot de terre.

Aussi faut-il réfléchir avant toute action en justice (et pas seulement pour un vol de photo ou de texte). Quel est le rapport de forces ? Quels sont les éventuels points faibles ? Quelle est la valeur des pièces que vous comptez produire ? Dans un procès, l'essentiel est de contrer les pièces adverses et de s'en servir pour retourner la situation. Il est donc certain que votre adversaire va étudier vos pièces en détail et peut-être voir quelque chose qui vous échappe.

C'est pour cette raison qu'un constat d'huissier n'est pas souvent une pièce décisive : comme c'est une pièce essentielle, l'adversaire se concentre dessus. Il est fort probable qu'il trouve une ou plusieurs failles. Si votre pièce maîtresse est anéantie, voire se retourne contre vous, vous êtes mal parti. Des pièces mineures en nombre suffisant font courir moins de risques.

On l'a compris, un procès peut toujours être perdu, et dans ce cas ça peut vous coûter cher. Et même s'il est gagné, aurez-vous eu satisfaction ? Vu l'argent et l'énergie engagés sur une durée conséquente, c'est peu probable.

On le voit, penser procès est une fort mauvaise idée. Outre être dangereux, ça dissuade le plus souvent de faire quelque chose. Alors qu'il est si simple de facturer ! Si Justice il y a, les procédures sont simples et gratuites et votre débiteur est a priori en mauvaise posture.

S'il conteste la facture, c'est à lui de vous attaquer et, pour toutes les raisons évoquées plus haut, il est peu probable qu'il le fasse. Surtout pour une somme modeste, de l'ordre de 250 euros. Il cherchera donc à négocier, ce que vous accepterez ou pas. Quoi qu'il en soit, vous en serez alors arrivé au même point que lors d'un procès : la négociation. Belle différence, vous n'aurez engagé ni temps, ni énergie, ni argent.

> Lire et relire Contrefaçon, comment agir ?

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Vol de photo : la discrétion, c'est fini !


Beaucoup de photographes ne comprennent pas pourquoi outre leur voler une photo, le pirate ne fait pas un lien vers le site-source. Et quand le site est indiqué, le lien n'est pas actif. La raison est simple : un lien permet, via les statistiques, de savoir qui parle de vous. On comprend donc que le voleur n'ait pas envie que dès le lendemain vous sachiez. Au passage, cela montre que celui qui « emprunte » une photo sans mettre de lien vers vous sait parfaitement ce qu'il fait !

C'est un peu pareil pour la mention du nom de l'auteur-source (obligatoire qu'il s'agisse de vol ou d'achat) car il suffit de rechercher dans Google. Tout le monde ne le fait pas, je le fais de temps à autre pour voir comment je suis référencé et qui parle de moi. Je vous conseille de le faire, j'ai ainsi découvert de curieuses choses (vol, détournement, diffamation, plagiat).

Je vous conseille également, de temps à autre, de faire dans votre moteur de recherche un copier-coller de certains phrases de vos textes ou des légendes de vos photos. On trouve pas mal d'indélicats de cette manière. Un jour, une internaute naïve m'a répondu par mail : « Comment vous m'avez trouvée, je n'ai mis ni votre nom ni de lien vers votre site ? » CQFD.

Mais depuis quelque temps, pour la photo, il y a bien mieux : le moteur de recherche TinEye. C'est un moteur comparatif qui permet de retrouver non seulement toutes vos photos, mais même vos photos détournées : recadrées pour enlever le copyright, inversées pour qu'on ne les reconnaisse pas, intégrées à d'autres. Le moteur est en pleine montée en charge : il avale peu à peu l'intégralité du net. Mais déjà, il est extrêmement puissant.

Formidable, non ? Enfin, peut-être pas pour les voleurs : mesdames et messieurs, vous n'avez plus que quelques mois pour dormir sur vos deux oreilles ! La vie de pirate va devenir cauchemardesque…

Lire l'article complet de Cédric Girard :

> [Sur le web] TinEye, ou comment retrouver ses photos volées !

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Que veut dire « adhérent piratagir » ?


 Vous avez peut-être déjà vu cette mention sur certains sites qui nous mettent en lien. Le site porteur de la mention indique de cette manière qu'il ne laisse pas bafouer ses droits sur internet. Tout vol qu'il subit peut faire l'objet d'un article sur piratagir, et surtout l'action qu'il mène est coordonnée. Elle est efficace. Pour la connaître, il suffit de se référer aux différents articles du présent blog.

Indiquer « adhérent piratagir » c'est envoyer un signal fort, c'est affirmer que l'impunité ne restera pas la règle. C'est également inciter ses visiteurs à venir s'informer ici, car certains ne comprennent pas le tort qu'ils peuvent faire. Ainsi informés, nul doute qu'ils feront passer le message, directement ou via des forums.

Notre but à tous n'est pas de poursuivre les voleurs mais, par une œuvre de pédagogie coordonnée à une action efficace, de les dissuader de pirater dans un premier temps, de les convaincre de l'absurdité de ce comportement dans un second, les menant par la suite à être à leur tour pédagogues.

Indiquer « adhérent piratagir » c'est également signaler que vous n'êtes pas un procédurier, et que vous n'allez vous perdre dans les méandres de l'action judiciaire, car vous avez compris qu'il y a mieux et imparable : facturer. À travers cette mention, vous indiquez également que vous n'êtes pas un sauvage et que, chaque fois que possible, vous préférez la courtoisie réciproque, via une négociation, mais qui dans tous les cas intervient après facturation.

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Qu'est-ce que le piratage de photo ou de texte ?


Pirater, c'est une prédation. Clic/agrandir

Pour comprendre le problème, il faut clairement distinguer la musique/vidéo et le reste.

Pour la musique, tout le monde sait ce qu'est le piratage : copier sur son ordinateur un morceau qu'on n'a pas acheté. La question ne se pose pas pour une photo ou un texte : chacun est libre de copier sur son ordinateur ce qu'il trouve sur internet.

Pour la musique, on met souvent en avant le droit à la copie privée : si j'ai acheté un morceau, je veux pouvoir le recopier sur mes différents supports, voire le passer à un certain nombre d'amis. On peut faire la même chose pour une photo ou un texte. Différence de taille : il n'y a pas besoin de l'avoir acheté ! Si par exemple vous recopiez une de mes photos, vous pouvez l'envoyer par mail à tous vos amis. Vous pouvez l'imprimer et, pourquoi pas, l'offrir à votre compagne ou compagnon pour la Saint Valentin (ou autre bien sûr) !

Vous voyez : on peut faire pas mal de choses avec une photo ou un texte, et ce gratuitement. C'est beau, le net !

Oui, mais ça se gâte ensuite. Pour la musique, il ne viendrait à l'idée de personne, pas même désinformé, de mettre un morceau de musique sur son blog. Chacun a conscience intuitivement que les droits de diffusion ne lui appartiennent pas. Pourquoi le faire pour une photo ou un texte alors ? Comme pour la musique, les droits de diffusion ne vous appartiennent pas.

Il faut bien comprendre qu'un site ou un blog est une diffusion. Internet est régi par les mêmes lois que la presse. Tout blog ou tout site est une publication. Vu l'audience de la plupart des blogs, il est donc aussi grave de publier sans autorisation une photo ou un texte sur son blog que dans un journal à grand tirage.

Désormais, chacun doit le savoir : pour reproduire sur son site ou son blog une photo ou un texte, quelles qu'en soient leurs tailles, il faut :

• avoir l'autorisation. On l'obtient parfois à titre gratuit, et quand c'est payant ce n'est pas bien cher.

• mettre le nom de l'auteur (obligation légale) et, c'est le minimum de courtoisie, un lien direct vers son site ou blog, ou au moins vers l'endroit d'où vient la photo.

Publier une photo ou un texte (aussi court soit-il) sans satisfaire à ces points est du piratage, ce qui sur un plan légal s'appelle de la contrefaçon. Les risques sont loin d'etre négligeables si quelqu'un porte plainte et, même sans cela, vous risquez devoir payer une facture salée. Ainsi, pour ma part, et c'est ce que je vais développer dans ce blog afin d'inviter tous ceux qui se font voler à faire de même, je facture un supplément de 250 euros pour tout « emprunt » non autorisé, alors que la facturation proprement dite n'est en général que de quelques euros (5 euros pour une petite photo).

Désormais, il faut clairement choisir : soit vous êtes dans le clan des voleurs, soit vous êtes dans le clan des gens courtois, et vous participez ainsi à un internet riche et agréable !

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Tolérance zéro, pourquoi ?


Terminé l'impunité ! Clic/agrandir

Si vous avez déjà lu quelques-uns de mes articles, sur ce blog ou ailleurs, vous me trouvez sans doute courtois et mesuré. Dés lors, pourquoi est-ce que je prône une tolérance zéro ? Parce que le piratage est un fléau en pleine expansion qui conduit entre autres à l'appauvrissement du net. Il est souvent le fait de gens assez bien informés qui, même lorsqu'ils ne connaissent pas les textes de lois, savent parfaitement ce qu'ils font.

Simplement, ils se défendent en se disant « Oh, c'est pas bien grave. Je ne prends pas grand-chose, et mon blog n'a pas un million de visiteurs jours. Je ne fais vraiment pas de tort ». Eh bien si, vous faites du tort, j'espère que la lecture des articles qui seront publiés régulièrement ici vous en convaincra.

Mais surtout, de plus en plus de pirates le font en toute connaissance de cause. Ils se servent en estimant qu'ils ne risquent pas grand-chose. D'autres s'autoconvainquent qu'ils rendent service à la collectivité, même ! J'ai parfois des mails hallucinants de gougnafiers qui non contents de m'avoir volé textes et photos me font la leçon !

Les arguments sont habituellement du type :
• je ne vous fais pas de tort
• je rends service
• je vous aide à vous faire connaître
• il y a une contradiction entre votre message et le fait que vous vouliez m'empêcher de publier vos photos et textes
• je ne vais pas envoyer un mail à chaque fois que j'ai besoin d'une photo !
• vous devez être sacrément dérangé pour une faire une telle histoire pour si peu
• vous n'êtes qu'un con
• de toute façon, je vous aurai !
• je vais publier sur mon blog ce que je pense de vous, vous le regretterez !

Il est clair aujourd'hui que de plus en plus de personnes sont de mauvaise foi. La preuve, même des professionnels comme les magazines viennent se servir gratos sur internet. Or ils sont particulièrement bien placés pour connaître le droit d'auteur. Simplement, ils estiment que les risques sont faibles, d'autant plus que jusqu'à présent peu de volés protestaient.

Ainsi, le sentiment d'impunité prévaut, et il est temps d'y mettre fin. Outre des actions à mener, je peux déjà vous proposer une manière d'agir si vous êtes volé (lien ci-dessous). Si vous êtes pirate, lisez et vous comprendrez ce que vous risquez. Vous comprendrez également que contrairement à ce que vous pensez peut-être, vous ne pourrez pas échapper à une sanction ! Si un auteur vous facture, vous serez obligé de payer un jour ou l'autre, et plus vous résisterez plus ça vous coûtera cher ! Ça vous amènera peut-être à réfléchir, si ce n'est pas la logique qui vous fait réfléchir. Enfin, la lecture de l'article vous convaincra que la tolérance zéro, c'est dans le déclenchement de la procédure. À tout moment, avec une personne de bonne foi, il est possible de négocier.

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> Contrefaçon, comment agir ?

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Contrefaçon, comment agir ?


Arrêtons de croire que le net est virtuel, on peut tout à fait agir. Clic/agrandir

Tout d'abord, il faut savoir que si on fait les choses de manière logique, le voleur ne pourra pas ne pas payer. Trop souvent, on croit le contraire. La solution n'est pas de saisir la justice mais de facturer.

Ensuite, il faut comprendre que c'est vous qui êtes dans votre bon droit, pas le voleur. Il faut donc rétablir le rapport de force logique. Il ne faut surtout pas commencer par écrire un mail pour demander gentiment (quoi que vous demandiez), il faut dès le départ facturer. Si négociation il y a, elle viendra après.

Enfin, il faut être prêt à faire face à de nombreuses personnes de mauvaise foi, qui auront la mauvaise foi gentillette, agressive ou pénible. C'est pourquoi il ne faut pas entrer dans une relation avec votre voleur et encore moins argumenter, d'où l'intérêt d'une procédure.

Il faut arrêter de croire qu'on ne peut rien : une facture doit être payée sauf à démontrer qu'elle est injustifiée, ce qui est difficile. En justice, un pdf, une copie d'écran ou un mail sont parfaitement utilisables. Autrement dit, gardez tout. Si dans le mail ou les commentaires sur son blog un voleur vous balade, vous menace ou devient agressif, il se met dans son tort. Restez courtois, faites le parler et… enregistrez tout.

Il ne vous reste plus qu'à lire et relire cet article :
> Vol de photo (ou de texte) : comment réagir

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