Voler une photo ou un texte comporte des risques cachés !
Commettre des délits sans le savoir, c'est possible quand on vole ! Clic/agrandir
Un photographe ou un auteur de l'écrit est responsable de sa production. S'il est publié, par exemple, il doit garantir l'éditeur de « tous troubles et évictions », selon les termes juridiques. Autrement dit, il assure :
• qu'il est le propriétaire (l'auteur)
• qu'il dispose de toutes les autorisations nécessaires (personne, bâtiment ou autre création)
• qu'il ne plagie personne
• qu'il respecte les lois notamment sur la pédophilie, l'incitation à la haine raciale, etc.
• que l'œuvre est loyale, c'est-à-dire qu'elle n'est pas trafiquée s'il s'agit d'une photo, que les informations sont vraies s'il s'agit d'un texte
• qu'il dispose des droits patrimoniaux (droits de reproduction notamment).
On le comprend au vu de cette liste, seul son auteur peut assurer qu'un texte ou une photo peut être diffusé. Lui seul sait s'il y a des restrictions. Or ce n'est pas parce qu'une photo ou un texte est diffusé sur le site d'un auteur qu'elle peut pour autant être diffusée partout !
Tout voleur prend donc un risque énorme, car il peut contribuer par son vol à la diffusion d'une œuvre qui ne le peut pas. Les personnes lésées se retourneraient dans un premier temps contre l'auteur, qui lui-même se retournerait contre le voleur. Le risque d'être lourdement condamné n'est pas hypothétique.
Certains vont penser « je suis anonyme, on ne me retrouvera pas, au pire je ferme mon blog ». Mais, outre qu'il est assez facile de retrouver un blogueur anonyme, le vol est une infraction pénale. En cas de dépôt de plainte, surtout dans le cadre d'un procès intenté au créateur, le voleur serait recherché par la police, avec toutes les conséquences que ça signifie pour lui.
Délire, diront certains ?
Outre que des cas récents devraient inciter les voleurs à la prudence (et surtout à l'arrêt du vol), prenons deux exemples.
• Une photo de charme placée sur le blog d'un photographe y est autorisée à titre de book virtuel. Le modèle ne souhaite pas de diffusion. Vous volez la photo. Elle se retrouve un peu plus tard sur un site pornographique : en cas de plainte, vous êtes mal barré !
• Une photo de bâtiment ou de la Tour Eifel est autorisée de publication sur un site dans un cadre précis (qui peut ne pas être évident à première vue). Vous reprenez cette photo, qu'un opérateur utilise pour son catalogue : la plaisanterie va vous coûter très cher.
On le voit, en volant une photo on prend un risque certain car si une photo est exposée sur un site, c'est probablement dans un certain contexte, et rien ne dit qu'elle peut être utilisée autrement.
Qu'en est-il des textes ? Outre des restrictions similaires, deux exemples également.
• Un auteur parodie une œuvre. Il prend les précautions d'usage, que bien entendu vous ne connaissez pas. Vous reprenez le texte, sans faire attention au contexte : ce qui était parodie chez l'auteur devient plagiat chez vous !
• Dans un article, un auteur critique un laboratoire pharmaceutique. Conscient des risques de diffamation, il prend les précautions d'usage. Vous-même scandalisé par les informations, vous reprenez le texte. Vous le placez dans un autre contexte : titre du blog différent, articles environnants différents (éventuellement engagés), etc. : vous risquez fort de vous rendre coupable de diffamation sans vous en apercevoir.
Au passage, si vous n'avez pas une vision claire et juridique de la diffamation, je vous conseille d'être extrêmement prudent !
On le voit, voler une photo ou un texte comporte des risques cachés !
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04 Novembre 2008 à 11:22 dans
- Général


